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Les victimes de la galerie Killian de Carspach ont été inhumées le 19 juillet 2013 à 10 heures 30 au cimetière militaire allemand à Illfurth (68)

 

95 ans après leur mort, les 21 soldats allemands qui ont perdu la vie en 1918 dans la galerie Kilian près de la commune de Carspach (68) trouvent enfin une sépulture digne.

Le 18 mars 1918, les soldats ont été ensevelis dans leur abri suite à un tir d'artillerie français. A l'époque, les troupes allemandes n'avaient pas réussi à dégager les victimes. On a cependant toujours connu l'identité des morts. Pendant des décennies une stèle en pierre érigée sur le lieu de leur mort rappelait leur sort. Ce n'est qu'en 2011 que les archéologues français ont dégagé le souterrain suite à des travaux de terrassement pour la construction d'une route. Leur travail de recherche sur les ossements et sur les nombreux objets de la vie quotidienne des soldats mis à jour a sucité de l'intérêt tant en France qu'en Allemagne.

Près de 2000 soldats allemands de la Première Guerre Mondiale sont inhumés à Illfurth. C'est en 1920 que les autorités militaires françaises ont aménagé le cimetière, et jusqu'en 1924 elles ont transféré les dépouilles de soldats et prisonniers de guerre allemands de plus de 60 localités vers Illfurth. Parmi ceux-ci se trouvaient également le premier mort allemand de ce conflit, le Lieutenant Albert MAYER. Il tomba le 2 août 1914 pendant une patrouille à cheval à Joncherey (90). Lors de ce combat fut également tué le Caporal Jules-André PEUGEOT qui est le premier militaire français tué au combat.

Vers les années 20 et 30, le Volksbund s'était d'abord engagé provisoirement à entretenir le cimetière. Suite au traité sur les sépultures de guerre en 1966, il prit en charge la totalité de l'entretien. En France, l'association reconnue d'utilité publique entretient et conserve 192 cimetière de la Première Guerre Mondiale avec plus de 750 000 morts.